La lettre de Collect #9

La pyramide de la collecte de patrimoine

Quand on est un investisseur, il faut choisir ses priorités.

Je pense que tu connais cette pyramide du patrimoine qui représente bien ce que l’investisseur raisonné et prudent devrait faire.

Quand on est entrepreneur du patrimoine, il faut aussi choisir ses priorités.
C’est ce que je me suis évertué à comprendre ces dernières années avec Collect.

Et voici ma pyramide.

La pyramide de distribution d’un produit financier n’est pas celle qu’on voudrait voir, mais bien celle qui colle à la réalité. J’aurais aimé vous raconter de belles histoires, mais j’ai préféré rentrer dans la tête des investisseurs.

Cette analyse fonctionne aussi bien pour aller chercher du retail que du “petit” CGP, puisque la plupart des CGP ont les mêmes comportements que de gros retails.

On va aller de la base jusqu’au sommet, en partant du principe (comme dans la première pyramide) qu’une fois l’étape complétée, elle ouvre les portes de la prochaine.

1) Rendement

C’est ce qui va lui attirer l’œil. La première chose que regardera le prospect.

N’oubliez pas que les investisseurs ont du mal à apprécier le risque sur les nouveaux produits tant qu’ils n’en ont pas fait les frais (jurisprudence crowdfunding, et bientôt private equity, etc…).

Un rendement entre 7 & 9 % semble optimal pour aller chercher une cible retail “online”.
Au dessus trop degen, en dessous trop patrimonial.

2) Catégorie

La catégorie de l’investissement (immobilier, PE, Green…) et sa structuration (fonds, Club deal, crowdfunding…) doivent être clairs.

Ils vont créer une première vague d’a-prioris, avant même que l’on rentre dans le produit.
Par exemple, les produits immobiliers en début 2024 avaient tendance à faire hérisser le poil de nombreux CGP à Patrimonia 2024 quand le private equity avait la côte.

Si vous êtes dans une catégorie qui n’est pas encore identifiée, l’a priori de base sera plutôt négatif, et vous entrez dans la grande case “diversification”

3) Histoire

Certains voudraient pousser l'investissement passion, celui que l’on fait de manière presque désintéressée ou pour la planète. Spoiler : ça n’existe pas.

En revanche l’histoire autour d’un produit financier tient en une narrative précise qui inclut : l’histoire et les qualités du produit, son impact sur le monde, le passé de ses fondateurs, une vision du futur.

Cette histoire est aussi celle qui va influencer la perception de votre sous-jacent. Point d’inflexion majeur.

Le cerveau de la raison fonctionne beaucoup plus lentement que le cerveau émotionnel. Une histoire qui appelle à l’action, avec une marque forte et une UX fluide, sont imbattables. Même avec un sous jacent trés moyen.
Ne me forcez pas à donner des exemples :)

4) Garanties

À la fin, même sur un produit parfait, il y aura toujours des rageux.
Et ces rageux, ils n’auront qu’une envie : crier sur les réseaux et forums comment vos investisseurs perdent de l’argent sur votre produit.

C’est le moment de sortir vos garanties.
De nombreux investisseurs n’arriveront jamais jusqu’ici, mais pour les irréductibles, c’est votre capacité à vous blinder par une abondace de protections qui fera la différence.

C’ets l’equivalent de l’offre irresistible d’Alex Hormozi adapté au produit financier.

Et maintenant ?

Et bien il n’y a plus qu’à reprendre vos process d’acquisition pour vous assurer que :

  • votre rendement correpsond à votre cible

  • votre discours est adapté à la temporalité de votre catégorie

  • la présentation de votre sous jacent se lit comme une belle histoire

  • vous avez de quoi convaincre les rageux non constructifs

N’hésitez pas à transférer cette lettre hebdomadaire à vos équipes, vos concurrents, vos managers ou à tous ceux qui cherchent à faire fructifier l’argent des autres.

Ceci n’est pas une newsletter. C’est un moment de partage. Oui, j’attends que vous répondiez avec vos avis, vos interrogations, vos critiques. C’est mon Sunday Service à moi.

A la semaine prochaine !

Florian Freyssenet
Fondateur de Collect